25.06.2009

AUjourd'hui on vote l'Agenda 21 régional

Personne aujourd’hui ne contestera la nécessité d’œuvrer pour un développement qui soit un développement durable. Ce concept, aujourd’hui accepté par tous, dépasse la prise en compte des seuls enjeux environnementaux mais c’est là qu’il puise ses racines.
L’attention à l’environnement est désormais commune à toutes les formations politiques et traverse l’ensemble de la société depuis plusieurs dizaines d’années. Mais, bien entendu, ce sont d’abord les mouvements écologistes qui ont alerté l’opinion. En France, on peut dater l’entrée de l’écologie dans la vie politique avec la candidature de René Dumont en 1974. Il liait d’ailleurs déjà l’écologie avec la solidarité, la lutte contre les déséquilibres nord-sud et la misère en général, préfigurant ainsi le concept de développement durable. Depuis cette date, la plupart d’entre nous ont progressivement pris conscience de l’enjeu, et maintenant de l’urgence.
A21.jpgEn ce qui me concerne, j’ai été convaincu il y a maintenant bien longtemps qu’il fallait non seulement susciter la réflexion mais aussi agir. C’est ce que j’ai tenté de faire au GART, où j’ai défendu le transport collectif. Ou encore comme maire de La Roche sur Yon, où j’ai cherché à insuffler cette logique dans les politiques publiques de la ville.
Au Sommet de la Terre de Johannesburg, où je représentais l’Association des Maires de France en 2002, je n’ai pu qu’être conforté dans mes convictions : Je cherche depuis ce temps à promouvoir dans mon action politique un modèle de société, où la préservation des ressources naturelles s’ajoute à la recherche d’un équilibre entre progrès social et dynamisme économique.
L'Agenda 21 voté aujourd'hui à la Région a donc pour but d’organiser les politiques publiques de la Région dans le sens du développement durable. Mais pas seulement.
Car il ne sera efficace que si ces enjeux sont compris et acceptés par l’ensemble de nos concitoyens. Dans les grandes lignes comme dans les implications sur leur quotidien. Pour cela, il nous faut faire œuvre de pédagogie, sans pour autant être anxiogène ni verser dans le catastrophisme : A la peur qui tétanise, nous préférons l’espoir. Espoir en la femme et en l’homme, qui doivent être le cœur de notre projet. Mais aussi espoirs dans le progrès, l’innovation et la créativité. C’est ainsi que nous pouvons, ensemble et en bonne intelligence tracer des perspectives concrètes.
Cette notion est très importante, et je voudrais m’y arrêter un instant. On fait aujourd’hui trop appel à la responsabilité individuelle dans le rapport à l’environnement. Ou plus exactement, il y a un déséquilibre trop important entre ce qui est exigé des individus, et les alternatives collectives qu’on peut proposer devant les comportements individuels. Le principe de culpabiliser les gens n’est pas efficace sur le long terme. Il est bien plus productif, lorsqu’on veut changer les choses, de donner les outils qui permettent ces changements. D’où la rédaction de documents comme notre Agenda 21 qui décrivent de nouveaux modes d’action pour la collectivité, et incite concrètement à leur diffusion dans la population.

Pour obtenir plus d'éléments, rendez vous sur le site du Conseil régional

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